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Opération « Droits blindés » – Pas de chars canadiens contre le peuple saoudien !

Depuis que le nouveau gouvernement du Canada a déclaré ne pas vouloir de remettre en cause le contrat de 13 milliards de dollars américains portant sur la vente de matériel militaire à l’Arabie saoudite, des citoyens de partout au Canada s’interrogent sérieusement sur la légalité de l’autorisation qui a été ou sera donnée à la filiale canadienne du groupe américain General Dynamics pour exporter des véhicules blindés légers (VLB) III.

Si pour le ministère des Affaires étrangères du Canada, Stéphane Dion, comme cela est rapporté dans un article publié dans  La Presse du 8 janvier 2016 sous le titre « Stéphane Dion défend le contrat avec l’Arabie saoudite », le Canada a « des contrats de vente d’armes à des pays dont on n’aime pas forcément les régimes » et que son gouvernement, comme il l’a déclaré à l’émission Tout le monde en parle du 24 janvier 2016 n’a pas eu « le mandat du peuple canadien de cesser la vente d’armes », il n’en demeure pas moins qu’un gouvernement doit respecter ses lois et politiques.

En Arabie Saoudite, il se produit continuellement, comme l’ont affirmé Amnistie internationale Canada (sections anglophone et francophone) et Project Ploughshare dans une lettre ouverte du 15 janvier 2016 « des violations incommensurables des droits humains. Ces violations surviennent à de nombreux égards au sein du large spectre des droits prescrits par le droit international en ce qui touche notamment la torture et les mauvais traitements, l’égalité des femmes, les exécutions injustes et secrètes, la liberté religieuse, la liberté d’expression, les droits des défendeurs des droits humains, la liberté de presse, le droit à un procès équitable et à la détention arbitraire ». Les deux organisations non gouvernementales (ONG) ajoutent : « De plus, les forces saoudiennes sont à la source de vives préoccupations quant à leur responsabilité relativement à la violation des droits humains et au non-respect du droit humanitaire international dans d’autres pays tel le Bahreïn et le Yémen. Les recherches effectuées par Amnistie internationale au cours de la dernière année font état d’un nombre élevé de crimes de guerre commis par les forces saoudiennes au Yémen. De plus, ces mêmes recherches indiquent que les armes utilisées au Yémen par les forces saoudiennes pour perpétrer ces crimes de guerre proviennent d’autres pays, notamment les États-Unis et le Royaume-Uni ».

L’autorisation d’exporter des produits militaires en Arabie saoudite est-elle vraiment compatible avec la responsabilité de promouvoir le respect des droits de la personne, dont les droits des femmes ?

Nous sommes d’avis que non et c’est pourquoi nous mettons sur pieds l’opération « Droits blindés » pour que les droits de la personne aient préséance sur les affaires commerciales.

 

Signataires

  • Daniel Turp
  • Daiana Crisan
  • Vincent Dubuc Cusick
  • Olivier Duludee
  • Jeremy Flauraud
  • Ivan da Fonseca
  • Sandra Lando
  • Timothy Li
  • Louis Lyonnais
  • Marilynn Morin
  • Marcela Pena Vega
  • Louis Poissant Lespérance
  • Juliette Pré
  • David Rathé
  • Étienne Rivet
  • Jérôme Tremblay
  • Debra Bruman
  • Arianne Vanasse

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Opération Droits blindés / Armoured Rights operation

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